Pourquoi les moustiques vous préfèrent (et ce n'est pas votre sang)
Grossesse, bière, odeur corporelle : les études convergent sur des différences réelles d'attractivité entre personnes. Elles convergent aussi sur le fait que le groupe sanguin n'y est presque pour rien.
Par Inès Charrier · 13 août 2026 · 6 min de lecture
C'est la conversation de toutes les soirées d'août : certains sortent couverts de piqûres, d'autres n'ont rien. Ce n'est pas une impression. Les humains attirent les moustiques par les signaux sensoriels qu'ils émettent, et ces signaux varient d'une personne à l'autre.
Ce qui compte réellement
Un moustique procède en trois temps. À plusieurs mètres, il suit le panache de gaz carbonique expiré. En s'approchant, il détecte la chaleur et l'humidité corporelles. Au contact, il évalue les composés volatils de la peau, largement produits par le . C'est cette dernière étape qui explique l'essentiel des différences entre individus.
Deux cas documentés
Les femmes au deuxième trimestre de grossesse paraissent davantage ciblées. L'explication proposée est mécanique : température corporelle plus élevée, volume respiratoire augmenté, donc davantage de gaz carbonique émis. Rien d'ésotérique.
Les consommateurs de bière ressortent également comme plus attractifs dans plusieurs protocoles. L'hypothèse d'un rôle de l'éthanol excrété par la peau reste débattue, et la vasodilatation qui accompagne la consommation pourrait suffire à expliquer l'effet.
Nous ne sommes pas tous égaux face à l'appétit des moustiques.
Ce qui ne marche pas
Le groupe sanguin revient dans toutes les conversations et dans très peu de résultats solides. Les bracelets à ultrasons n'ont jamais démontré d'efficacité. Les plantes répulsives en pot protègent la plante, pas la terrasse.
La conclusion utile n'est pas de savoir pourquoi vous êtes piqué, mais de retenir que l'attractivité individuelle est marginale comparée à la densité locale de moustiques. Vider les eaux stagnantes autour de chez soi a plus d'effet que n'importe quelle stratégie personnelle.
Vivant — écrire à la rédaction